
1. Situation du lycée des Haberges
Le bâtiment externat faisait l’objet d’une surveillance depuis plusieurs années. À la suite de l’apparition de fissures, des capteurs ont été installés afin de suivre leur évolution. En l’absence de mouvements significatifs, la Région a néanmoins décidé de commander une étude approfondie.
Cette expertise a mis en évidence des fragilités structurelles. Au regard des dernières analyses techniques transmises le 7 mai, les organisations syndicales ont été informées à cette même date. La Région précise qu’elle ne pouvait pas communiquer en amont.
En conséquence, la Région et le rectorat de l’académie de Besançon ont décidé de suspendre toute activité dans ce bâtiment à compter de cette date, pour une durée indéterminée. Dans l’attente d’études complémentaires, aucun retour sur site n’est envisagé jusqu’à nouvel ordre.
L’ensemble des agents régionaux a été réaffecté dans d’autres établissements, avec maintien de leurs emplois du temps. L’agent logé dans le bâtiment a, quant à lui, dû déménager.
Concernant la rentrée, plusieurs scénarios sont actuellement à l’étude. À ce stade, aucune décision n’est arrêtée et les capacités d’accueil restent à évaluer.
2. Présentation du RSU 2025
À la lecture du RSU 2025, plusieurs éléments structurants appellent notre attention.
En premier lieu, la forte représentation des agents âgés de 50 ans et plus constitue un enjeu majeur pour la collectivité.
Une part significative des effectifs approchant l’âge de départ à la retraite, la Région sera amenée à renouveler un volume important d’agents dans un délai relativement court.
Cette évolution ne soulève pas uniquement une problématique quantitative, mais également qualitative, notamment en matière de transmission des compétences et de maintien des savoir-faire. Elle est susceptible d’engendrer des tensions accrues en matière de gestion des ressources humaines. Il s’agit, à ce titre, d’un enjeu structurel pour la collectivité.
Par ailleurs, la progression de la part des agents contractuels mérite également d’être soulignée. Avec près d’un agent sur cinq en situation contractuelle, le recours à l’emploi non titulaire apparaît significatif, y compris pour répondre à des besoins durables.
Cette tendance interroge directement le modèle d’emploi public que la collectivité entend promouvoir.
Cette situation doit être mise en perspective avec les difficultés rencontrées en matière de mobilité interne. Il est constaté que des agents ayant bénéficié d’un avancement de grade ou d’une promotion interne peinent à accéder à des postes correspondants, malgré des démarches répétées. Dans le même temps, certains de ces postes sont occupés par des agents contractuels. Ce décalage soulève une interrogation réelle quant à la cohérence des pratiques de gestion des ressources humaines.
Notre Vote : Abstention

3. Index égalité femmes-hommes
👉 L’index progresse (81/100 contre 73 en 2024), mais cette amélioration ne doit pas masquer des inégalités structurelles persistantes.
👉 Si les promotions évoluent favorablement, les écarts de rémunération restent défavorables aux femmes et aucun progrès n’est constaté sur les plus hauts salaires.
👉 En effet, comme en 2024, seulement 2 femmes sur 10 parmi les plus grandes rémunérations, révélant un plafond de verre intact sur l’accès aux postes les mieux payés.
👉 Cette situation montre que, malgré les annonces, les leviers réels d’égalité — notamment l’accès aux fonctions les plus rémunératrices — restent largement insuffisants.

4. Tableau global des postes budgétaires
Les éléments transmis, comprenant 191 pages de tableaux (plus de 4500 lignes), constituent un volume particulièrement important.

Le délai de 8 jours ne permet pas de procéder à une analyse rigoureuse et complète de ces données
Notre Vote : Abstention
5. Bilan 2025 des dispositions du PSE
Le Plan de Sobriété Énergétique, fondé sur des mesures pertinentes comme la fermeture ciblée de sites et le développement du télétravail, montre des résultats globalement positifs.
Les économies d’énergie sont significatives avec un impact environnemental et financier concret (réduction des émissions de CO₂ et des gains en kWh de 51 000 qui représente près de 90 000 km ou 5000 litres de fioul domestique économisés).

A bientôt et restez branchés

